Quels sont les ennemis de la tomate ?

Les principaux ennemis de la tomate sont le mildiou (maladie fongique), les pucerons, la mouche blanche (aleurode), le doryphore, les nématodes et la nécrose apicale (carence en calcium liée à l’arrosage irrégulier). En jardinage biologique, on les combat avec des plantes compagnes, des purins végétaux et de bonnes pratiques culturales.

Le mildiou : l’ennemi numéro un

Le mildiou (Phytophthora infestans) est la principale maladie de la tomate. Il se développe par temps humide et chaud (15-25°C), formant des taches brunes sur les feuilles et les fruits qui pourrissent rapidement. Prévention : arrosage à la base, bon espacement, plantes compagnes. En bio, la bouillie bordelaise (cuivre) peut être utilisée de façon préventive.

Les pucerons

Pucerons verts ou noirs, ils colonisent les jeunes pousses et les feuilles. Ils affaiblissent le plant et transmettent des virus. Lutte bio : purin d’ortie en préventif, coccinelles et syrphes à favoriser, savon noir en curatif.

La mouche blanche (aleurode)

Visible sous les feuilles, elle aspire la sève et laisse un miellat qui favorise la fumagine. Sous abri, elle prolifère facilement. Le compagnonnage avec le basilic et le persil la dissuade. En curatif : savon insecticide ou introduction de l’auxiliaire Encarsia formosa.

La nécrose apicale

Cette tache noire et molle apparaissant sur le bas du fruit n’est pas une maladie mais une carence physiologique en calcium, causée par un arrosage irrégulier. La prévention passe par un arrosage régulier et un paillage qui maintient l’humidité constante.

Les nématodes

Ces vers microscopiques du sol s’attaquent aux racines, provoquant des galles et un affaiblissement progressif. Les œillets d’Inde plantés à proximité des tomates sont le meilleur rempart naturel. lpcbio.org aborde tous ces problèmes sanitaires et leurs solutions bio dans ses fiches pratiques sur la tomate.